La forêt miroir

Aujourd’hui, nous avons loué un kayac pour explorer la rivière Gabriel. Direction Roura puis une piste ocre où la voiture se cherche un passage à vingt kilomètres heure entre deux trous.

Nous avons endossé notre tenue de métropolitains fraichement arrivés. Casquette, T-shirt vert, short beige, chaussettes de rando et pataugas marrons. Engoncés dans nos gilets de sauvetage rouge, Oscar entre nous deux, nous avions plus l’air de touristes en goguette que d’aventuriers ! La première pluie et la remontée à contre-courant de la crique nous ont rapidement trempés. La prochaine fois, on mettra une tenue moins ridicule et plus adaptée.

Rapidement, le courant s’apaise et la crique se rétrécit. A droite, une haie d’arbres les pieds dans la rivière.

A gauche, une vaste étendue d’herbes hautes  dissimule des eaux marécageuses.

Au loin, des collines envahies par la forêt tropicale dans une légère brume. La végétation s’étend à l’infini. Des oiseaux s’envolent à notre passage. Des papillons morpho bleus nous accompagnent. Imaginez-vous pagayer dans une prairie verdoyante à la façon d’un film d’animation d’ Hayao Miyazaki ! La rivière s’est diluée dans le vert. On la retrouve parfois après avoir erré dans l’enchevêtrement des branches et des plantes aquatiques.

On se perd un peu. On tombe sur un bout de terre ferme et un carbet en ruine abandonné dans la forêt. Il y a quelque chose d’étrange et d’un peu inquiétant dans ce lieu. Je ne suis pas sûr de vouloir y accrocher mon hamac pour la nuit !  

On retrouve la bonne route pour gagner une étendue d’eau d’où émergent des arbres.

Leur reflet donne l’impression d’une forêt à l’envers, à tel point qu’on ne sait plus où est l’eau et qu’il devient très difficile de trouver son chemin.


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